La lecture de certains livres nous interpelle si fort qu'ils deviennent nos compagnons de route.C'est le cas avec les écrits de CYRILLE MAXWELL ESSAKA.De ma tête à mon coeur,le plus long chemin du monde,on y apprend que le mot "personne"trouve son origine dans le théâtre antique.Les tragédiens avaient inventé un masque.Le persona pour amplifier les traits et porter la voix des personnes qu'ils jouaient dans d'immenses amphithéâtres en plein air.Le masque identifiait la personne.Par association d'idées,on se demande si on ne se dissimule pas aussi derrière un masque,et pourquoi certains ne présentent qu'un paraitre artificiel sans consistance.
Certes,il n'est pas aisé d'être une personne authentique,c'est particulièrement difficile.Notre société en mal de repères et perte souffre d'un déficit d'amour,de bienveillance,de compassion,d'écoute,de gentillesse,de respect et de civisme.Nous survivons en côtoyant souffrances excessives,pertes,méfiance,trahisons.Pour ne pas être des cibles,nous cherchons à nous protéger.La solution de facilité est de se fondre dans le masse.Ne pas être trop visibles,trop différentes.Pour se préserver de l'envie,de la jalousie,de l'opposition,refusant même de voir la violence.Nous sommes légion à agir ainsi et cette attitude tient lieu de normalité.
Mieux vaut écouter un conseil qui fait pleurer q'une histoire qui fait rire.
CYRILLE MAXWELL ESSAKA.